À quoi servent vraiment les moustiques ?

Photo d'un moustique tigre
Un insecte agaçant… mais pas inutile

Difficile de voir un moustique autrement que comme une nuisance, surtout le moustique tigre avec ses piqûres insistantes. Pourtant, dans la nature, les moustiques ont un rôle bien réel, et leur disparition complète aurait des conséquences sur plusieurs chaînes alimentaires.

Contrairement à ce qu’on pense, tous les moustiques ne se nourrissent pas de sang. Les mâles, et la plupart du temps les femelles, se nourrissent de nectar. En butinant les fleurs pour y puiser de l’énergie, ils participent à la pollinisation de certaines plantes, surtout dans les zones humides et tropicales.

Une source de nourriture pour de nombreuses espèces

Les moustiques, à tous leurs stades de vie, sont au menu d’un grand nombre d’animaux. Les larves qui sont aquatiques nourrissent les poissons, amphibiens et autres insectes prédateurs comme les libellules. Les adultes, eux, sont capturés par des oiseaux insectivores, des chauves-souris et même d’autres insectes comme les araignées. Dans certains milieux, ils représentent une part importante de la ration alimentaire.

Un maillon dans le recyclage des matières organiques

Les larves de moustiques filtrent et consomment des micro-organismes présents dans l’eau stagnante. En digérant cette matière organique, elles contribuent au recyclage des nutriments, ce qui profite à d’autres organismes aquatiques.

Et le moustique tigre dans tout ça ?

Le moustique tigre, qui est une espèce invasive en France, ne joue pas le même rôle dans nos écosystèmes que les espèces locales. S’il peut être consommé par certains prédateurs, il entre surtout en compétition avec les moustiques indigènes et peut bouleverser l’équilibre naturel. Sa capacité à transmettre des virus en fait un enjeu de santé publique, ce qui explique pourquoi sa prolifération doit être limitée.

Savoir que les moustiques ont un rôle ne signifie pas qu’il faille les laisser proliférer. La clé, c’est de limiter leur densité dans les zones habitées, tout en préservant l’équilibre des écosystèmes naturels. En supprimant les gîtes larvaires autour des habitations et en agissant collectivement, on réduit les nuisances tout en laissant aux moustiques leur place dans la nature mais loin de nos maisons.

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